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François Hollande à la rencontre des chercheurs et des startups du Genopole d'Evry

P1020133Avec une affluence record - plus de 4 000 militants et sympathisants de gauche ! – c’est l’émotion et l’espoir qui étaient au rendez-vous, aux arènes de l’Agora d’Evry, mercredi 22 février, pour accueillir François Hollande.

Quelques heures auparavant, François Hollande, accompagné de Manuel Valls, de Thierry Mandon, Président de Genopole, et de Michel Berson, sénateur de l’Essonne, avait rencontré les chercheurs et les jeunes entrepreneurs qui travaillent dans les laboratoires et les startups du pôle biotech d’Evry.

Pôle majeur de la Vallée des Biotechnologies, le Genopole d’Evry met le département de l’Essonne  au cœur de ces enjeux d’avenir qui contribueront au renforcement de l’attractivité et de la compétitivité de notre pays.

P1020104A ce titre, Michel Berson a insisté sur le rôle clé qui a été celui de Région Ile-de-France et du Conseil général de l’Essonne, depuis dix ans, pour assurer l’émergence et l’essor des pôles scientifiques et technologiques essonniens, à travers le financement d’équipements structurants.

Pour le sénateur de l’Essonne, c’est ce modèle économique, fondé sur un partenariat efficace associant l’Etat et les collectivités territoriales qui doit inspirer, dans le cadre de la relance du processus de décentralisation, la politique en matière de recherche et d’innovation qu’il reviendra au futur gouvernement de gauche de porter.

 


Entreprise Sagem de Saint-Pierre-du-Perray : Michel Berson obtient du Ministre de la Défense que les emplois soient préservés

Par une question écrite en novembre dernier, Michel Berson avait alerté le Ministre de la Défense sur l'avenir de l’entreprise Sagem de Saint-Pierre-du-Perray et sur celui de ses salariés.

En réponse au sénateur de l’Essonne, le Ministre a rappelé l’intérêt d’un rapprochement entre Thalès et Sagem, mais en précisant qu’ « Il n'y aura aucune conséquence, ni sur l'emploi, ni sur les sites industriels induits par la création de cette société commune. »

Texte intégral de la réponse du Ministre de la Défense publiée le 16 février :

« Le ministère de la défense et des anciens combattants, client de Thalès et Safran dans le domaine de l'optronique, a souhaité que les deux entreprises initient des discussions en vue de mieux coordonner leur approche des besoins du ministère, que se soit au plan technique - pour optimiser des travaux de développement - ou au plan commercial.

Au terme d'un important travail de concertation, les deux entreprises ont signé, le 20 décembre 2011, un protocole d'intention visant à la création d'une société commune dans le domaine de l'optronique. Cette coopération couvrira les futurs systèmes de défense qui constituent un enjeu fort de modernisation et de renouvellement, et pour lesquels la combinaison des compétences de Safran et de Thalès apportera une meilleure offre. Cette coopération prendra la forme d'une co-entreprise technique, commerciale et programmatique, les actifs industriels restant au sein des maisons-mère.

Il n'y aura donc aucune conséquence, ni sur l'emploi, ni sur les sites industriels induits par la création de cette société commune.

Le ministre de la défense et des anciens combattants se réjouit que Thalès et Safran aient su trouver un mode de partenariat stratégique qui correspond à l'objectif de rationalisation commerciale et technologique souhaité par l'État, tout en préservant les cultures et les spécificités de chacune des deux entreprises. »

 


Guerre d’Algérie : EE-Les Verts empêche le Sénat de voter l’officialisation du « 19 mars » comme journée commémorative

La proposition de loi « 19 mars », votée le 22 janvier 2002 à l’Assemblée nationale, avait été bloquée au Sénat par la droite. L’élection d’une nouvelle majorité sénatoriale de gauche devait permettre l’adoption de cette loi, attendue depuis longtemps par les associations d’anciens combattants. Les sénateurs du groupe EE-Les Verts ont refusé que la Haute Assemblée en débatte.

Soutenue par les groupes socialiste, communiste et RDSE, défendue par plus de 80 sénateurs dont Michel Berson, la proposition de loi « 19 mars » devait être débattue au Sénat le 16 février. Cependant, le groupe EE-Les Verts, fort de ses dix membres, a clairement fait savoir qu’il ne voterait pas ce texte, empêchant ainsi l’adoption du « 19 mars » comme journée officielle de recueillement, de souvenir et de reconnaissance pour la guerre d’Algérie, en cette année historique du 50ième anniversaire du Cessez le Feu en Algérie.

Michel Berson regrette profondément l’attitude des sénatrices et sénateurs EE-les Verts qui, privant la gauche d’une majorité sûre, ont pris la responsabilité de faire échouer cette initiative parlementaire. Il tient à assurer aux anciens combattants et à leurs associations qu’il reste plus que jamais mobilisé, pour que justice, reconnaissance et honneur soient enfin rendus aux combattants de la guerre d’Algérie.


Fermeture des sections STG des lycées : Michel Berson écrit au Recteur

Michel Berson a alerté le Recteur de l'Académie de Versailles sur les graves conséquences qui résulterait, dans le département de l’Essonne, du regroupement des filières technologiques, et notamment des classes de STG, au sein d’un nombre réduit d’établissements.

La filière STG, qui prend en charge des élèves en difficulté à la fin de la 2nde, contribue à offrir à de nombreux lycéens l’accès à des formations qualifiantes. Les lycéens de STG sont plus de 80% à obtenir leur baccalauréat. Ils représentent environ 50% des étudiants de BTS. Certains poursuivent alors en licence professionnelle avec une très bonne insertion professionnelle, supérieure à celle des masters 1 et des doctorants et équivalente à celle des masters 2.

Le projet de réduction du nombre de sections STG et leur regroupement au sein de seulement quelques lycées essonniens, limiterait les possibilités d’orientation de nombreux élèves, et en particulier des plus socialement défavorisés d’entre-eux, qui, pour cause d’éloignement et de difficultés de transports, se verraient interdire, de fait, l’accès à des parcours de réussite valorisant.

Le sénateur de l'Essonne a donc demandé expressément au recteur de réexaminer les conditions d’application de la réforme des filières technologiques en Essonne.


Lutte contre la précarité énergétique : Michel Berson interpelle le gouvernement

Lors de la séance des questions d’actualité du jeudi 9 février, Michel Berson a interpellé le Ministre de l’Industrie et de l’Energie sur l’insuffisance des mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la précarité énergétique.

Face à la vague de grand froid que connaît actuellement la France, Michel Berson a rappelé au gouvernement, qu’au-delà du drame que vivent les personnes sans domicile fixe, 3,8 millions de ménages sont victimes de précarité énergétique.

Le sénateur de l’Essonne a particulièrement insisté sur la situation des 620 000 familles les plus démunies qui éprouvent doublement des difficultés pour se chauffer et pour payer leurs factures d’énergie, parce qu’elles cumulent contraintes financières et habitations mal isolées. Dès lors, elles doivent choisir : ou se chauffer, aux risques d’impayés ; ou ne plus se chauffer, au détriment de leur vie sociale et de leur santé.

Pour Michel Berson, il est inacceptable que les Français les plus pauvres continuent, en vain, d’attendre du gouvernement les mesures qui leur permettraient de bénéficier d’un véritable
« bouclier énergétique ».

Le dispositif actuel du « tarif de première nécessité » a fait la preuve de son inefficacité et de son insuffisance. 95 € de réduction sur une facture annuelle de 1600 € de chauffage électrique, c’est dérisoire ! 650 000 bénéficiaires pour 2 millions d’éligibles, c’est un échec !

Par ailleurs, le tarif de première nécessité n’est accordé qu’au prix de démarches administratives dignes du parcours du combattant et le décret qui aurait permis que ce tarif soit attribué de manière automatique vient seulement d’être signé.

Pour Michel Berson, l’énergie est un bien vital qui doit être accessible à tous. La précarité est une injustice qu’il faut combattre. Pour autant le gouvernement reste sourd aux difficultés de 4 millions de ménages qui n’arrivent plus à payer leurs factures de gaz et d’électricité.

 Le Sénateur de l’Essonne a donc demandé au gouvernement :

- d’instaurer sans attendre une tarification du gaz et de l’électricité progressive et différenciée selon les usagers,

- de lancer un vrai plan national de renforcement de l’isolation des logements.

- de mettre en place une politique qui réponde à l’urgence sociale


Négation du génocide arménien : Michel Berson répond à l'ambassadeur de Turquie

Sollicité par l'ambassadeur de Turquie pour co-signer la saisine du Conseil constitutionnel, Michel Berson lui a adressé la réponse suivante :

"S’il relève bien de la mission d’un ambassadeur de tenir informé son gouvernement des différents aspects de la vie politique du pays dans lequel il a été nommé, j’ai, pour le moins, été surpris de votre intervention directe auprès d’un Sénateur de la République française, suite au vote que j’ai exprimé lors de l’examen du projet de loi visant à réprimer la contestation des génocides reconnus par la loi.

Conformément à la ligne de conduite que je me suis fixée, je me suis opposé à l’adoption de ce texte en conscience, indépendamment de toutes pressions, directes ou indirectes, de toutes interventions, y compris extérieures, et de toutes considérations, quelles qu’elles soient, sans pour autant sous-estimer les exigences des enjeux internationaux.

Les principes qui ont fondé mon vote relèvent d’abord de la conception  que je me fais du rôle du « législateur », qui n’a pas, à mon sens, à écrire l’Histoire, ni à la figer dans une version officielle dont la sauvegarde ne dépendrait que des sanctions pénales qu’il serait par ailleurs obligé d’imposer pour en interdire la contestation. Ils sont ceux aussi de la tradition française des Lumières et des Droits de l’Homme. Vous comprendrez en conséquence l’attachement que je porte à la liberté d’expression, première des libertés politiques, sans laquelle il n’est pas de réelle démocratie.

En réponse à vos interrogations, il m’a donc paru important de vous préciser les raisons de mon vote, persuadé que ce sont ces mêmes principes qui ont inspiré le sens de votre intervention auprès de moi et qui fondent l’évolution de la réflexion de votre pays sur la douloureuse question de l’Arménie."


Discours de Michel Berson, lors des voeux du Conseil général aux habitants des cantons d'Evry

Voeux2012Mesdames, Messieurs, 

Cher(e)s Ami(e)s,

Il me revient de vous accueillir dans le collège départemental « Le Village », où se déroule ce soir la cérémonie des vœux du Conseil général de l’Essonne, aux élus, aux habitants, aux acteurs locaux d’Evry, de Courcouronnes, de Lisses et de Bondoufle

Et ce n’est pas en qualité de Président du Conseil général que je m’exprime. Jérôme Guedj – à qui j’ai passé le témoin à la tête du Département – prendra la parole à ce titre dans quelques instants, après que Francis Chouat – Conseiller général du canton d’Evry Sud – vous aura présenté, à son tour, ses vœux de nouvel an.

Cette cérémonie des vœux est la 38ème, la dernière d’une série qui se sera déroulée dans chaque canton tout au long du mois de janvier, pour s’achever – ce n’est pas un hazard – dans la capitale de l’Essonne.

C’est donc en tant que Conseiller général d’Evry et de Courcouronnes que je m’adresse à vous ce soir, et je tiens à saluer, à cet égard, la présence de Stéphane Beaudet, Maire de Courcouronnes.

A travers ce mandat local, j’ai tenu à conserver un ancrage territorial fort en Essonne, après mon élection au Sénat en septembre dernier.

Les liens qui me rattachent aux élus, aux acteurs économiques et sociaux, aux responsables associatifs, sont tissés des combats que nous avons menés, ensemble, pour affirmer l’identité, la richesse de notre territoire, pour répondre aux attentes et aux besoins des habitants, pour forger des partenariats solides entre le Conseil général, les communes de l’Agglomération, le monde économique, la communauté scientifique et le mouvement associatif, dont je salue ici les représentants.

Entre nous, au fil des années, se sont construits des liens de proximité, d’amitié, voire de complicité.

Combien de projets avons-nous mis sur les rails ? Combien de dossiers avons-nous fait avancer ? Combien de situations compliquées avons-nous dénouées ?

Rassurez-vous, je n’en dresserai pas la liste. Il suffit de regarder autour de nous pour constater que le travail a été fait.

Puisque nous sommes réunis au collège Le Village, je veux simplement me féliciter que le premier internat public de l’Essonne, un internat d’excellence, va ouvrir ses portes, ici même, en septembre prochain.

J’avais pris l’initiative de lancer ce projet voici quelques années. Aujourd’hui, il se concrétise, sous l’impulsion de Jérôme Guedj. Il va permettre de conduire des jeunes, issus de familles rencontrant des difficultés, vers la réussite.

J’ai entendu – encore ce soir – les réserves émises par certains parents et certains enseignants.

Mais au nom de quoi devrions-nous renoncer à cette belle idée du mérite républicain menant à l’excellence ?

Et tout particulièrement, ici, dans une ville où Manuel Valls et son équipe municipale ont su pratiquer une politique éducative exemplaire.

Je voudrais aussi me féliciter que le programme « Collège numérique en Essonne », lancé voici 3 ans, va bientôt atteindre son régime de croisière et doter progressivement tous les collèges du département des nouvelles technologies de communication, d’information et d’éducation.

Je viens de parler d’excellence. L’Essonne est une terre d’excellence. Depuis un an, la Ville de Ris-Orangis, l’Agglomération d’Evry et le Conseil général se sont mobilisés pour accueillir le Grand Stade de Rugby. Et, aujourd’hui, ils sont en finale, déterminés à remporter la victoire.

Pour l’Essonne, c’est un nouveau défi à relever : faire du Grand Stade un pôle d’excellence autour des métiers du sport,  des loisirs de la nature, car le Grand Stade est beaucoup plus qu’un projet sportif, c’est un projet économique.

C’est une ambition, un projet stratégique de développement de notre territoire, avec des retombées considérables en matière d’emplois et de transports en commun.

Le Grand Stade à Evry / Ris-Orangis en grande couronne, c’est  le rééquilibrage des pôles de développement franciliens, c’est surtout l’arrimage de notre territoire au Grand Paris.

Cette question est majeure, car on sent bien qu’un risque perdure, celui d’une hyper concentration des investissement, notamment de transports collectifs dans le cœur de l’agglomération et d’un développement des villes à une heure de Paris, oubliant l'entre-d’eux, l’anneau des villes nouvelles, le long de la RN 104.

Le territoire d’Evry-Corbeil n’est pas l’arrière cour du Grand Paris, il est attractif, il dispose d’un fort potentiel de développement qui mérite d’être soutenu par les grands financeurs publics.

C’est la passion de servir, servir Evry et son agglomération, servir l’Essonne et ses habitants, servir notre pays qui a toujours été ma ligne de conduite. Pour un élu, il n’y a pas de plus noble cause que celle qui lui donne les moyens d’améliorer concrètement le quotidien de ses concitoyens.

C’est à cette tâche que je m’emploie, aujourd’hui comme sénateur de l’Essonne, dans le nouveau Sénat, le Sénat de l’alternance, issu des élections de septembre dernier.

Au Sénat, comme au Conseil général, je m’attache à répondre aux préoccupations exprimées par les élus locaux, à agir pour les familles modestes et les classes moyennes, à défendre les services publics et – tout simplement – la justice sociale.

Mes Cher(e)s  ami(e)s, les prochains mois s’annoncent riches de projets et permettez-moi d’ajouter, d’espoir. Il ne tient qu’à nous, les élus, d’être à la hauteur des enjeux.

En attendant les rendez-vous du printemps, je suis heureux de pouvoir adresser, à chacune et chacun d’entre vous, mes vœux les plus chaleureux. Qu’ils vous aident à réaliser vos rêves, même les plus fous.

A vous tous, cher(e)s ami(e), belle année 2012, pleine de joie, de réussite et de bonheur.


Michel Berson alerte le gouvernement sur le devenir d'Altis

Altis3Dans le cadre des questions orales au gouvernement, Michel Berson a interpelé le ministre de l'Industrie sur le devenir d'Altis.  

Depuis dix ans, la France est touchée par une désindustrialisation croissante. Depuis 2007, notre pays a, en effet, perdu 400 000 emplois industriels et des territoires entiers ont été dévitalisés. Aujourd’hui, l’industrie ne représente plus que 13% du PIB en France, soit un niveau inférieur à la moyenne des Etats de l’Union européenne, et très en deçà de la part de l’industrie dans le PIB allemand (28%).

 Aussi, L’Etat doit conserver un rôle normatif, d’impulsion et de soutien à l’industrie et aux filières d’avenir, en réorientant la fiscalité, l’épargne et le système bancaire vers l’économie réelle.

 Depuis deux ans, l’Etat s’est engagé à soutenir l’entreprise Altis, implantée à Corbeil-Essonnes, fabricant de semi-conducteurs, pour sauver 1400 emplois. De nouveaux actionnaires ont manifesté leur intérêt pour la société et étaient prêts à investir 70 M€. Avec l’appui du fond stratégique d’investissement (20 M€) le rachat s’est réalisé, accompagné d’un plan de sauvegarde de l’emploi, concernant 400 salariés en plus de ceux qui ont quittés l’entreprise quelques mois plus tôt.

Cependant, après l’annonce de la reprise de l’entreprise, les salariés et les élus locaux ont exprimé leurs inquiétudes. Compte tenu des enjeux économiques et sociaux, il est, en effet, naturel de s’interroger, aujourd’hui, sur les perspectives d’avenir de l’entreprise et sur sa santé financière.

Le projet de la direction, de mettre en chômage partiel les salariés de l’usine essonnienne du 23 mars au 2 avril pour faire face à une baisse d’activité, est très inquiétant pour les salariés, leur famille, et pour tout notre territoire. En effet, les doutes grandissent autour de l’avenir de l’entreprise. Les élus locaux s’inquiètent parce que 900 emplois sont en jeu et parce que le tissu social autour de l’entreprise risque d’être fragilisé. Le Conseil général, acteur de proximité, en faveur du développement économique et de la protection des plus fragiles (RSA, PCH, APA …) seraient paradoxalement affaiblis, puisque l'entreprise Altis est le plus important contributeur fiscal du département.

Le sénateur de l'Essonne demande donc au ministre de l'Industrie quelles initiatives il envisage de entend prendre pour sauver les emplois de l'entreprise Altis. Le gouvernement peut-il, à nouveau, baisser les bras devant une désindustrialisation à marche forcée ?