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Non, la grande couronne n’est pas l’arrière-cour de Paris et de la petite couronne !

Finalement, Claude Bartolone, président du Conseil général et député PS de Seine-St-Denis vient de reprendre à son compte les conclusions du rapport Dallier, sénateur UMP de Seine-St-Denis ! Pourtant, proposer la fusion administrative de Paris et des départements de la petite couronne, c’est méconnaître ce qui fait la force et la cohérence de notre région-métropole mais c’est aussi ignorer cinq des onze millions et demi de franciliens qui vivent dans les départements de grande couronne.

Ceux qui défendent le principe d’une scission de l’Ile-de-France – le centre contre la périphérie - se fondent sur une vision dépassée du développement de l’agglomération parisienne. L’attractivité économique de l’Île-de-France et sa capacité à réduire les inégalités entre ses différents territoires reposent désormais sur la complémentarité et la mise en synergie des différents pôles de développement franciliens.

Les départements de grande couronne - et en particulier l’Essonne, avec notamment le cluster d’envergure mondiale de Saclay et la vallée des biotechnologies qui s’étend jusqu’au Genopole d’Evry - s’inscrivent dans ce nouvel espace métropolitain multipolaire et participent, à part entière, au renforcement et au rayonnement de la métropole émergeante.

Dès lors, la création d’une nouvelle collectivité territoriale, regroupant Paris et les départements de la petite couronne, contribuerait surtout à accentuer les déséquilibres économiques, financiers et sociaux dont souffre notre Région, et à renforcer cet « apartheid territorial » qui a conduit, pendant plusieurs décennies, à implanter les pôles emplois à l’ouest, mais les zones d’habitation à l’est, et à concentrer les centres de décision et les investissements publics au cœur de la métropole, quand les activités secondaires étaient reléguées sur les franges du territoire régional.

Réaffirmons-le avec force : la grande couronne n’a pas vocation à rester l’arrière-cour de Paris et de la petite couronne. L’urgence pour les élus franciliens, et en particulier pour les élus de gauche, est, plus que jamais, de combattre cette double fracture territoriale et sociale, que les habitants du l’Essonne, de la Seine-et-Marne, du Val-d’Oise et des Yvelines continuent de payer au prix fort.

D’abord, il nous faut redoubler d’efforts pour régler le problème des transports en commun, qui pâtissent de près trente ans de sous-investissement chronique, et dont les usagers des lignes de RER sont les premières victimes. La réalisation du Grand Paris Express qui assèchera la quasi totalité des crédits potentiellement disponibles pour la rénovation des réseaux de transports collectifs ne concernera qu’à la marge les communes et les départements de la grande couronne.

Il nous faut également mettre tout en œuvre pour rapprocher les pôles d’emploi des zones d’habitat. La plupart des nouveaux logements continuent d’être construits en grande couronne où entre 60 et 80% des objectifs départementaux du SDRIF sont atteints, contre seulement 50% en petite couronne. A contrario, l’essentiel de la création d’emploi reste concentrée sur la zone urbaine dense. 8 millions de m² de bureaux neufs sont ainsi programmés en première couronne parisienne alors que le marché annuel de la vente de bureaux neufs s’établit à seulement 400 000 m². Ainsi, il y aurait pour vingt ans de bureaux neufs en petite couronne mais rien en grande couronne.

Il est clair que les questions de cohésion et d’équité sociale ne se posent pas qu’entre les communes du seul cœur de l’agglomération parisienne, ceinturé par l’A 86. Elles concernent l’ensemble des collectivités du territoire francilien. Cela nécessite de jeter les bases de nouveaux mécanismes de solidarité financière et de péréquation fiscale, non pas seulement entre Paris et la petite couronne, mais entre toutes les communes et tous les départements d’Ile-de-France

De la même façon qu’une cure d’austérité, en bridant la croissance, ne ferait qu’amplifier les effets de la crise économique et bancaire qui frappe les pays européens, la tentation du repli sur soi et de l’égoïsme des élus qui prônent la fusion de Paris et des trois départements de la petite couronne, ne ferait en conséquence qu’accroître les inégalités sociales et territoriales, au sein de l’Ile-de-France. La création d’un « méga département de la Seine » irait, à l’évidence, à l’encontre de cet objectif.

A ce titre, le choix du site qui accueillera le futur grand stade de rugby de 80 000 places, générateur  d’activité et d’emplois, sera un indicateur éclairant. Selon que le choix se portera sur Orly-Rungis ou sur Evry-Ris-Orangis, il contribuera, dans le 1er cas à renforcer les équipements et le cœur de la métropole, déjà doté du Stade de France qui « booste » la Seine-St-Denis, ou, dans le 2nd cas, à conforter le rééquilibrage nécessaire entre petite et grande couronne, dans l’intérêt de l’Ile-de-France et de tous ses habitants, sans exclusive.

 


Déplacement officiel de Michel Berson en Albanie pour le lancement du programme européen de renforcement du Parlement albanais

Deplacement-Albanie-1Michel Berson, président du groupe d’amitié France-Albanie au Sénat, a séjourné à Tirana du 28 février au 1er mars. Le Sénateur de l’Essonne a participé au lancement officiel cadre du programme européen IPA de renforcement du Parlement albanais.

Le programme, qui se déroule sur deux ans, va permettre au Parlement albanais de s’inspirer des expériences des parlements européens, pour renforcer ses capacités en ce qui concerne le travail parlementaire et les ressources professionnelles des fonctionnaires du Parlement.

Deplacement-Albanie-2Michel Berson a été reçu pour un entretien avec Mme Jozefina Topalli, la présidente du Parlement albanais. Il s’est également longuement entretenu avec les membres du groupe d’amitié Albanie-France, présidé par Mme Paulina Hoti. Il a également rencontré le chef du Parti socialiste, M. Edi Rama.