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A l’initiative de Michel Berson et de Philippe Kaltenbach, les sénateurs socialistes d’Ile-de-France se mobilisent pour le Grand Paris Express.

Les sénateGroupe PS Sénaturs Michel Berson et Philippe Kaltenbach ont pris l’initiative de mobiliser l’ensemble des sénateurs socialistes d’Ile-de-France pour réaffirmer avec force, à quelques jours de l’annonce par le Premier Ministre des arbitrages gouvernementaux, la nécessité d’engager rapidement le futur grand réseau de transport du Grand Paris.

Les deux priorités défendues par le sénateur Berson : rénovation du réseau des RER et dessertes du Plateau de Saclay et du pôle aéroportuaire d’Orly, figurent dans le texte ci-joint cosigné par l’ensemble des sénateurs socialistes francilien.

Pour Michel BERSON, il est en effet :

-        urgent que le plan de mobilisation pour les transports en Ile-de-France soit conduit à son terme, car il répond à une très forte attente des usagers qui empruntent quotidiennement le RER, et plus particulièrement les lignes B, C et D.

-        indispensable que soient réalisées la ligne verte « Saclay-Massy-Orly » et le prolongement de la ligne 14, de la station Olympiades jusqu’à Orly car ces dessertes sont essentielles au renforcement du pôle d’excellence de Paris-Saclay, qui a vocation à devenir le principal moteur de l’attractivité de la métropole francilienne en matière de recherche et d’innovation.

Contribution des sénateurs socialistes franciliens 

aux arbitrages liés à la réalisation du  réseau de transport « Grand Paris Express »

1- Les sénateurs socialistes franciliens renouvellent leur attachement à voir l’ensemble du projet de réseau de transport « Grand Paris Express », essentiel pour l’avenir des territoires franciliens, se concrétiser.

2- Les sénateurs socialistes franciliens rappellent que ce projet s’inscrit dans un plan d’ensemble visant à moderniser et développer l’offre de transports collectifs en Ile-de-France. Le « Grand Paris Express » n’est en effet qu’un élément du plan de mobilisation pour les transports ayant fait l’objet d’un accord entre le Conseil Régional et l’Etat en janvier 2011. Sa concrétisation ne saurait se faire au détriment des autres composantes de ce plan : renouvellement du matériel roulant, rénovation de toutes les lignes de RER, mise en œuvre des schémas directeurs des RER, prolongement du RER E, prolongation des métros, création de nouvelles lignes de tramways et de bus, réalisation de la tangentielle Ouest... Le projet de nouveau réseau de transport ne saurait non plus se faire au détriment du bouclage indispensable de la « Francilienne », ni du développement du trafic fluvial.

3-Les sénateurs socialistes franciliens prennent acte de l’importante réévaluation dont le coût global du projet de « Grand Paris Express » a fait l’objet et condamnent les approximations dont s’est rendu coupable le précédent gouvernement.

4-Les sénateurs socialistes franciliens reconnaissent qu’un phasage du projet va être rendu nécessaire par cet important surcoût. Ils jugent que la réalisation de la boucle principale doit être prioritaire car elle est la plus à même de lutter contre l’engorgement actuel d’une grande partie du réseau régional. La desserte du plateau de Saclay et de l'aéroport d'Orly par le « Grand Paris Express » est en outre indispensable au renforcement du pôle d'excellence Paris-Saclay, moteur de l'attractivité de la métropole francilienne en matière de recherche et d'innovation. Il en est de même pour la desserte de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle et du pôle de Marne-la-Vallée qui jouent aussi un rôle économique et universitaire majeur en Ile de France.

5- Les sénateurs socialistes franciliens soulignent que lorsque l’accès n’est actuellement pas facilité par le réseau existant et que des territoires rencontrent d’importantes difficultés économiques et sociales, un plan de désenclavement en matière de transport devra être établi en complémentarité au « Grand Paris Express ». C’est notamment le cas dans le Nord Est de l’Ile de France où l’arrivée du nouveau réseau de transport, par le biais d’un métro léger enterré, doit permettre de rompre avec l’isolement de ces territoires et être synonyme pour ceux-ci d’une véritable renaissance.

6- Les Sénateurs socialistes franciliens rappellent la nécessité d’accorder une attention particulière à la parfaite interconnexion des lignes existantes (RER, Métro et Transilien) avec le futur réseau du « Grand Paris Express », condition indispensable pour que ce dernier bénéficie à tous les franciliens.

7-Les sénateurs socialistes franciliens constatent que de nouvelles ressources, sous forme d’emprunts ou d’un renforcement des contributions des entreprises implantées en Ile de France, vont aussi devoir être mobilisées pour pouvoir réaliser l’ensemble du réseau de transport dans un délai suffisamment raisonnable, au regard des attentes actuelles des usagers, qu’ils situent au maximum à l’horizon 2030.

8-Les sénateurs socialistes franciliens attirent l’attention du Premier Ministre sur le rôle moteur qu’aura le « Grand Paris Express » dans le développement d’un grand nombre de territoires franciliens. Au-delà de l’indispensable modernisation du réseau de transport, le Grand Paris Express doit y permettre des mutations profondes, notamment dans le cadre de la signature des Contrats de Développement Territorial pour lesquels l’Etat doit présenter des garanties de financement.

9-Les sénateurs socialistes resteront attentifs à chaque étape de la réalisation du réseau de transport « Grand Paris Express » qui répond aux préoccupations qui sont celles des élus PS franciliens de limiter les migrations pendulaires et de proposer aux habitants des modes de transport fiables et respectueux de l’environnement alors que les études démontrent avec constance une dégradation préoccupante de la qualité de l’air en Ile de France induite par la circulation automobile.

Les sénateurs socialistes franciliens signataires :

Département de Paris (75) : Jean-Pierre CAFFET / Bariza KHIARI / Marie Noëlle LIENEMANN / David ASSOULINE / Roger MADEC

Département de la Seine et Marne (77) : Vincent EBLE

Département des Yvelines (78) : Catherine TASCA / Philippe ESNOL

Département de l’Essonne (91) : Michel BERSON / Claire-Lise CAMPION

Département des Hauts-de-Seine (92) : Philippe KALTENBACH

Département de la Seine-Saint-Denis (93) : Claude DILAIN / Gilbert ROGER

Département du Val-de-Marne (94) : Luc CARVOUNAS

Département du Val d’Oise (95) : Dominique GILLOT


Michel Berson nommé au conseil d’administration de l’Institut de Radioprotection

Par décret du 7 février 2013, Michel Berson, sénateur de l’Essonne, a été nommé membre du conseil d’administration de l’Institut de Radioprotection et de Sureté du Nucléaire (IRSN).

C’est en qualité de membre de l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Techniques que Michel Berson a été nommé par la Ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie au conseil d’administration de l’IRSN, établissement public dont le champ de compétence couvre l’ensemble des risques liés aux rayons ionisants dans le secteur de la médecine ou de l’industrie. 

Les activités de recherche, réalisées le plus souvent dans le cadre de programmes internationaux, permettent à l'IRSN de maintenir et de développer son expertise et d'asseoir sa stature internationale de spécialiste des risques dans ses domaines de compétence.

Dans le cadre de son mandat de Président du Conseil général de l’Essonne, Michel Berson a acquis une connaissance concrète de ces questions avec notamment la présence des activités de recherche civiles et militaires du Commissariat à l’Energie Atomique en Essonne, sur le plateau de Saclay.


Michel Berson et Luc Carvounas, avec 19 autres élus franciliens, adressent une lettre ouverte au Premier ministre sur l'avenir du Grand Paris

 

Monsieur le Premier ministre,

Le candidat François Hollande l’avait annoncé en mars 2012, le Président de la République l’a rappelé le 16 janvier 2013 : aux élus franciliens d’imaginer une nouvelle gouvernance pour la région capitale.

Cette mission qui nous est assignée est un gage de la confiance retrouvée entre l’État et les collectivités. C’est aussi et surtout une responsabilité devant laquelle la Gauche en Ile‑de‑France doit enfin porter une vision partagée, cohérente, efficace et ambitieuse du devenir de la « Région Capitale ».

En présentant en décembre dernier un avant-projet de loi de décentralisation dont les chapitres consacrés à la métropole parisienne restaient vierges, le Gouvernement envoyait un signal aux élus franciliens. Le projet de loi sera présenté en Conseil des Ministres dans les prochaines semaines, il devient donc urgent de trouver un accord sur une nouvelle gouvernance pour la région capitale.

Sur un territoire marqué par le poids historique de la capitale, et où les disparités de tous ordres sont les plus prononcées de France, les enjeux de cette nouvelle gouvernance ne manquent pas. Pénurie de logements, insuffisance de transports, précarité encore aggravée par la crise, inégalités territoriales flagrantes, transition écologique à venir… La liste est longue des défis à relever pour améliorer la vie des Franciliens.

A terme, l’objectif est clair : donner à la région capitale les moyens de s’affirmer en Europe et dans le monde comme un territoire d’excellence dans les domaines de l’innovation, de la recherche, de la culture, du développement économique, et du tourisme.

Les élus de tous les territoires sont rassemblés sur le constat et l’objectif, et un consensus large émerge sur la nécessité de mettre en place une gouvernance favorisant un meilleur partage des ressources entre collectivités et des politiques locales plus efficaces en matière de logement, de transports et d’emploi.

Oui, il nous faut une autorité organisatrice du logement (AOL), coercitive et d’adhésion obligatoire, comme le demande la Fondation Abbé Pierre dans son 18ème rapport annuel sur l’état du mal-logement. Cette autorité doit être capable d’impulser et d’organiser la production de logements face à la pénurie, de faire respecter la loi SRU et donc d’atteindre l'objectif de 70 000 logements par an. L’AOL de portée régionale verrait ainsi l’ensemble des collectivités franciliennes participer à son fonctionnement, en lien étroit avec l’Etat.

Oui, il nous faut une organisation claire des transports. Or les deux niveaux cohabitant aujourd’hui - le Syndicat des Transports d’Ile-de-France (STIF) et la Société du Grand Paris (SGP)- ne répondent pas à cette exigence. Placer la SGP, sous l’autorité du STIF est un impératif pour éviter la dispersion des moyens et les concurrences stériles, dans la logique d’un véritable syndicat des mobilités.

Oui, il nous faut une véritable péréquation financière visant au rééquilibrage entre collectivités et à la lutte contre les inégalités. Une forme de péréquation financière existe déjà mais nous devons aller plus loin, en mettant en place une péréquation entre les départements riches et les départements plus en difficultés en Ile-de-France. Cette péréquation devra se fonder avant tout sur une analyse fine des réalités sociales de chaque territoire, au-delà des idées reçues.

Il faut également refonder les ressources de nos collectivités et notamment réformer la fiscalité économique, qui doit prendre en compte la domiciliation des actifs, plutôt qu’uniquement celle des entreprises. Enfin, si la péréquation est indispensable pour tenir compte des écarts de situation entre collectivités, une logique de partage  de projet pourrait être initiée avec la constitution d’un Fonds d’Investissement Métropolitain.

Oui, il faut achever la carte de l’intercommunalité avec  un seuil minimal d’habitants et de communes, permettant l’émergence de dynamiques territoriales afin de créer de véritables pôles de développement au sein de la région Ile-de-France et pas seulement au cœur de la métropole. En grande couronne notamment, il s’agit d’un besoin fort pour favoriser les développements futurs et conforter la qualité de vie de ces territoires. Ce « système métropolitain polycentrique » permettra d’optimiser le maillage des infrastructures de natures diverses (transports, télécommunication et numérique, eau et assainissement, déchets).

Pour autant, ces mesures que nous appelons de nos vœux n’auront de sens et ne contribueront efficacement à l’égalité entre nos concitoyens, que si elles sont appréhendées de manière cohérente.

On ne peut dissocier les problématiques du logement et celle des transports, ni du développement économique, et donc de l’emploi. Ces trois politiques constitutives de l’aménagement du territoire doivent donc être appréhendées à travers une même vision.

Comment construire du logement, qu’il soit privé ou social, quand il n’existe aucune desserte en transports ? Pourquoi aménager des gares, lorsqu’il n’existe ni activité économique, ni bassin de vie suffisant ? Pourquoi une entreprise s’implanterait-elle sur un territoire qui ne pourrait offrir à ses salariés ni logements ni transports en commun ?

Les questions de logement, comme celle des transports et du développement économique, doivent donc être abordées à la même échelle territoriale. C’est bien pour nos habitants que nous déployons un réseau de transports leur permettant de se déplacer pour leurs loisirs ou leur travail. C’est pourquoi une AOL ne peut voir le jour que sur le même périmètre du futur syndicat des mobilités, c'est à dire l'ensemble du périmètre de l'Ile-de-France.

Il serait incohérent de proposer des niveaux d’interventions différents pour ces pans de politiques publiques, dont on sait aujourd’hui qu’elles sont les préoccupations majeures de nos
concitoyens.

Il ne serait pas davantage cohérent de créer un nouveau périmètre d’intervention se superposant à ceux déjà existant, ce qui contribuerait à la dissolution des responsabilités et à la technocratisation des décisions : seuls les élus des collectivités territoriales ont la légitimité, conférée par le suffrage universel, de prendre ces décisions. La création d’un pôle métropolitain, préfigurée par l’avant-projet de loi de décentralisation, se devra de prendre cette donnée en considération. Quel message donnerions sinon aux presque 2 millions d'habitants des zones péri-urbaines qui se sentent abandonnées et dont le comportement électoral a
été singulièrement étudié ces dernières années ?

Il ne peut s'agir d'aggiornamento entre élus, mais d'un message fort que nous voulons adresser à l'ensemble des habitants de notre région. Pour nous, le seul Grand Paris qui vaille est le Grand Paris pour tous, en respectant les spécificités de chacun, mais en portant un projet urbain global capable de répondre aux défis de compétitivité et du développement durable de toute l'Ile-de-France, et par là-même de l'ensemble du pays. Nous sommes persuadés qu'un tel projet peut rassembler largement l'ensemble des élus  attachés au progrès et à l'égalité territoriale et, plus largement, les Franciliens qui souhaitent une organisation adaptée qui permette de mieux répondre aux nombreux enjeux de notre territoire.

Nous faisons confiance au Gouvernement pour porter cette ambition avec l’ensemble des élus, comme l’a appelé de ses vœux le Président de la République, et faire le choix de l'ambition, de la cohérence et de l’efficacité.

Michel Berson avait déjà alerté le Premier MInistre sur les enjeux liés à la réalisation de la ligne verte du Grand Paris Express et à la création de l'Université de Paris-Saclay

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