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Le passe unique de transports, une mesure de justice et de progrès social pour les Franciliens

Navigo261114J’ai cosigné une tribune, parue ce mardi dans Libération, en faveur d’un passe unique de transports en Ile-de-France. Je me réjouis de la décision du Gouvernement de mettre en oeuvre les moyens législatifs qui permettront la création de ce passe à 70 euros, conformément à l’accord conclu entre le Président du Conseil régional d’Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, et la Chambre de commerce et d’industrie Paris-Ile-de-France, présidée par Pierre-Antoine GAILLY.

« Vivre en Ile-de-France, c’est bouger. Souvent, un Francilien choisit son logement, et un patron installe son entreprise, en fonction de la ligne de transports qui passe à proximité. Parce que se déplacer est indispensable, parce que la mobilité est créatrice de richesses.

Mais pour tous ceux qui n’ont pas le choix de leur logement, pour tous les territoires éloignés des centres urbains ou qui sont mal reliés au réseau, elle produit aussi de l’exclusion. La mobilité est ce qui nous rassemble. Mais l’accès à la mobilité reste encore ce qui nous sépare. Réduire cette exclusion, faire progresser l’accès de tous à la mobilité tout en faisant progresser l’attractivité de nos territoires, c’est le combat politique que nous menons.

Cette exclusion, l’Etat l’a longtemps sous-estimée, préférant investir dans la grande vitesse plutôt que dans les trains de banlieue, longtemps considérés comme négligeables.

En 2007 encore, lorsque la majorité précédente a imaginé le Grand Paris, elle a choisi d’investir exclusivement des milliards dans des liaisons rapides entre des pôles d’excellence plutôt que dans les lignes fréquentées tous les jours par les Franciliens.

Il a fallu que la gauche mène le combat pour que le Grand Paris soit bien dédié aux transports du quotidien et que les efforts nécessaires soient engagés sur l’un des réseaux les plus sollicités au monde.

Aujourd’hui, avec l’appui du gouvernement, le cadre est posé : à terme, les chantiers que nous avons lancés permettront à 90% des Franciliens d’être à moins de 2 km d’une gare. Leur financement est sécurisé : les ressources supplémentaires, nécessaires à la modernisation des transports, sont désormais attribuées. De nouvelles ressources n’offrent pas encore de résultats ; mais elles offrent au moins la certitude que tous les moyens sont sur la table. Pour tous ceux qui empruntent chaque matin les RER ou les tramways, les bus ou les métros en Ile-de-France, il était plus que temps.

L’amélioration de l’offre et de la qualité de service, le développement des transports de banlieue à banlieue restent bien évidemment notre première priorité. Mais si nous voulons faire progresser l’égalité dans la mobilité, la tarification unique dans les transports doit être la seconde. Nous sommes désormais prêts à nous consacrer pleinement à cette perspective, après les pas déjà réalisés dans cette direction : suppression des zones 8, 7, 6, et dézonage sur près de la moitié de l’année.

Offrir à chacun l’accès à la totalité du réseau pour 70 euros par mois, c’est la révolution du passe unique que nous voulons mettre en œuvre.

Oui, le passe unique est une mesure de justice et de progrès social

.

Dans la période que nous traversons, qui peut prétendre qu’il est inutile de redonner du pouvoir d’achat chaque année à ceux qui payent le plus cher leur trajet quotidien ? Puisque les transports du quotidien sont un bien de première nécessité, les emprunter doit être à la portée de tous.

Oui, le passe unique est une mesure d’unité. Le gage donné à tous les Franciliens qu’ils font bien partie d’une même région, qu’ils soient en métropole ou en grande couronne, quel que soit leur département. A l’heure où se manifeste un sentiment de relégation, dans les quartiers populaires comme dans les territoires périurbains, qui peut prétendre qu’il est inutile d’offrir à tous un élément d’identité partagée et un service commun?

Oui, le passe unique est un accélérateur vers la transition écologique. Alors que nous vivons déjà dans une Région de plus en plus dense et de plus en plus mobile, qui peut prétendre qu’il n’est pas de notre responsabilité d’aider chacun à opter pour les transports en commun plutôt que pour la voiture individuelle ?

Le passe unique est un choix politique ambitieux. Mais c’est une mesure d’égalité qui changera radicalement la vie de nos concitoyens : qui d’autre que la gauche pour porter le passe unique ?« 

Liste des signataires

  • Jean-Paul Huchon, président de la région Ile-de-France

  • Claude Bartolone, président de l’Assemblée nationale

  • Bruno Leroux, député de Seine-Saint-Denis, président du groupe PS à l’Assemblée nationale

  • Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris, premier secrétaire du PS

  • Anne Hidalgo, maire de Paris

  • Christian Favier, président du conseil général du Val-de-Marne

  • Jérôme Guedj, président du conseil général de l’Essonne

  • Vincent Eble, président du conseil général de Seine-et-Marne

  • Stéphane Troussel, président du conseil général de Seine-Saint-Denis

  • Olivier Faure, député de Seine-et-Marne

  • Michel Billout, sénateur de Seine-et-Marne

  • Pascal Cherki, député de Paris

  • Cécile Duflot, députée de Paris

  • Sandrine Mazetier, député de Paris

  • Seybah Dagoma, députée de Paris

  • Fanélie Carrey-Conte, députée de Paris

  • Denis Baupin, député de Paris

  • Benoit Hamon, député des Yvelines

  • Françoise Descamps-Crosnier, députée des Yvelines

  • Carlos Da Silva, député de l’Essonne

  • Romain Colas, député de l’Essonne

  • Maud Olivier, députée de l’Essonne

  • Jean-Vincent Placé, sénateur de l’Essonne

  • Eva Sas, députée de l’Essonne

  • Michel Berson, sénateur de l’Essonne

  • Jean-Jacques Bridey, député-maire de Fresnes, Val-de-Marne

  • Luc Carvounas, sénateur du Val-de-Marne

  • Laurence Abeille, députée du Val-de-Marne

  • Laurence Cohen, sénatrice du Val-de-Marne

  • Alexis Bachelay, député des Hauts-de-Seine

  • Razzi Hammadi, député de Seine-Saint-Denis

  • Daniel Goldberg, député de Seine-Saint-Denis

  • Philippe Doucet, député du Val-d’Oise

  • Dominique Lefebvre, député du Val-d’Oise

  • Cécile Duflot, députée de Paris

  • Laurence Cohen sénatrice du Val de Marne

 


Le PLF 2015 est un texte volontariste, rigoureux et courageux

Je suis intervenu, jeudi 20 novembre, dans la discussion générale du projet de loi de finances 2015. Ci-après, les extraits du compte rendu analytique. Le texte du compte rendu intégral des débats sera disponible dans les prochains jours.

Mme la présidente. La parole est à M. Michel Berson.
M. Michel Berson. Madame la présidente, monsieur le ministre, monsieur le secrétaire d’État, mes chers collègues, en cette fin de la discussion générale sur le projet de loi de finances pour 2015, je ne crois pas utile de rappeler une nouvelle fois le contexte économique particulièrement difficile dans lequel notre pays évolue, ni les mesures budgétaires extrêmement contraignantes que le Gouvernement a prises pour y faire face.
Le choix de l’exécutif traduit par ce projet de budget ne peut se réduire à un examen strictement comptable, en faisant mine d’oublier que la France ne doit pas seulement faire face à une croissance atone et à un chômage de masse ; elle doit aussi surmonter dix années de laxisme en matière d’endettement public et d’immobilisme en matière d’adaptation industrielle.
Aussi, à ceux qui pourraient se laisser aller à la facilité de dénoncer un « budget d’austérité »,…
M. Philippe Dallier. Les frondeurs !
M. Michel Berson. … je répondrai que le projet de loi de finances pour 2015 est, au contraire, un texte volontariste, rigoureux et courageux, propre à stimuler la croissance et à soutenir l’innovation tout en maintenant le cap de la réduction des déficits publics.
Au-delà de la consolidation du pacte de responsabilité et de solidarité, qui mobilisera 40 milliards d’euros sur quatre ans pour permettre aux entreprises de retrouver un haut niveau de compétitivité et d’embaucher, le projet de loi de finances pour 2015 donne résolument la priorité à la recherche et à l’innovation, qui sont les moteurs des investissements et des emplois de demain.
Tout d’abord, et malgré un environnement très difficile, je voudrais saluer la décision du Gouvernement de préserver et de sanctuariser le budget de la recherche, qui a progressé de 5 % depuis 2012 et qui est aujourd’hui stabilisé à 10 milliards d’euros.
Cette stabilisation est confirmée, même après le dernier coup de rabot opéré en deuxième délibération à l’Assemblée nationale pour rééquilibrer le budget général, un coup de rabot qui a frappé le budget de la recherche à hauteur d’une centaine de millions d’euros ; cela peut d’ailleurs surprendre, les crédits de la recherche étant, selon les termes du Président de la République, « sanctuarisés ».
M. Michel Sapin, ministre. Il y a beaucoup de « sanctuaires » en ce moment… (Sourires.)

 


Je crois que la France et l’Albanie ont tout à gagner à développer leurs échanges économiques

Echanges France-Albanie191114Après avoir accueilli aux côtés du Président du Sénat le Premier Ministre albanais Edi RAMA au Palais du Luxembourg, j’interviendrai demain lors du colloque organisé par l’Agence française pour le développement international des entreprises, afin de promouvoir les échanges économiques entre la France et l’Albanie.

Alain RICHARD, vice-président de la Commission des lois du Sénat, sera également présent, en sa qualité de Représentant spécial de la France pour les relations économiques avec les pays des Balkans, pour accueillir, avec moi, les trois ministres albanais qui ont fait spécialement le déplacement de Tirana pour rencontrer des chefs d’entreprises et des investisseurs français.