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Budget 2016 : la droite au Sénat choisit l’accroissement des inégalités sociales

Budget2016 81215J’ai voté, avec l’ensemble des sénateurs socialistes, contre le projet de loi de finances pour 2016 que la droite sénatoriale a complètement remanié pour favoriser les populations les plus aisées.
Le projet de budget initial, présenté par le Gouvernement, affichait pourtant des priorités claires, avec un soutien à l’emploi et à l’éducation, des réponses au besoin de protection des Français et des mesures pour relever les défis de la transition énergétique, tout en engageant de nouvelles baisses d’impôts pour nos concitoyens aux revenus modestes et moyens. La droite sénatoriale a fait le choix de dénaturer le texte et d’y insérer de nouveaux abattements sur l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF). Elle a, notamment, relevé le plafond de plusieurs niches fiscales. Ces arrangements fiscaux, au seul bénéfice des plus aisés, ne sont non seulement pas financés, mais aggravent aussi le déficit budgétaire de plusieurs milliards d’euros.

Les sénateurs socialistes ont donc voté contre un texte profondément déséquilibré qui accroît les inégalités sociales.


L’Université Paris-Saclay : à la croisée des chemins

COMMUNIQUÉ
de Maud OLIVIER, députée de l’Essonne et de Michel BERSON, sénateur de l’Essonne

membre de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques

L’Université Paris-Saclay : à la croisée des chemins

Parce qu’il s’agit d’un enjeu décisif pour l’avenir de notre pays, sa jeunesse, sa compétitivité, le gouvernement a fait de l’enseignement supérieur et de la recherche une priorité de son action. Le projet de l’Université Paris-Saclay (UPSay) constitue un levier majeur de sa politique. Au regard de son objectif fondateur – rapprocher Grandes Ecoles et Universités – et de la concentration unique sur un même site d’établissements prestigieux qu’elle mobilise (Grandes Ecoles, Universités mais aussi organismes de recherche), l’Université Paris-Saclay incarne une grande et belle ambition, tant du point de vue du rayonnement scientifique international, des enjeux de formation que de ses retombées économiques. Elle s’inscrit aussi dans une politique d’aménagement du territoire de l’Ile-de-France (développement économique, urbanisation maîtrisée, transports durables, etc.).

Malgré un contexte budgétaire très tendu, l’Etat s’est donné les moyens de son ambition. Il a consacré des financements conséquents à la réussite de ce projet, à commencer par ceux nécessaires au déménagement prioritaire de cinq Grandes Ecoles sur le plateau de Saclay. Il a aussi choisi de déléguer aux établissements le pilotage du projet. Parce qu’il mobilise des atouts et des moyens exceptionnels au service d’une ambition clairement définie, parce qu’il s’agit d’un enjeu national, la mise en œuvre du projet UPSay doit, pour réussir, être à la hauteur de cette ambition.

De l’ambition Université Paris-Saclay à sa mise en œuvre : une situation préoccupante

Le rapprochement Grandes Ecoles et Universités, fondement de l’Université Paris- Saclay, est un véritable défi, tant ce système dual d’enseignement supérieur – une singularité française – est profondément enraciné dans l’histoire de notre pays. Le succès d’un tel projet repose donc sur un certain nombre de conditions : la définition d’objectifs ambitieux et précis, la mobilisation de l’ensemble de la communauté scientifique, une implication forte et suivie de l’Etat stratège, la détermination des établissements à partager cette ambition et à s’engager dans cette voie.

En dépit d’avancées significatives, notamment dans le domaine de la mutualisation de formations Masters et Doctorats, quatre ans après l’obtention de l’IdEx Paris Saclay et une année après la promulgation de la COMUE UPSay, l’élan semble s’essouffler et les ambitions s’amenuisent. Certains responsables parlent même de blocages, d’autres de désengagement… Où en est l’objectif d’université – à terme de plein exercice, cadre

d’intégration qui donne tout son sens et son envergure au projet – déclaré dès 2012 par la Fondation de Coopération Scientifique ? A seulement trois semaines du dépôt du dossier d’évaluation IdEx, ces divergences font courir un grand risque à une Université Paris- Saclay qui ne doit pas devenir une juxtaposition d’établissements autonomes.

Rebondir pour réussir l’Université Paris-Saclay

Aujourd’hui, plutôt que de promouvoir un modèle bipolaire, celui prôné par le rapport Attali, qui scelle définitivement la séparation Grandes Ecoles / Universités, formation/recherche, nous pensons qu’il faut revenir aux principes et aux valeurs qui fondent l’ambition de l’Université Paris-Saclay. En ce sens, elle doit fédérer les énergies, agréger les talents, conjuguer l’excellence, au bénéfice de tous. Elle doit se bâtir autour d’un projet audacieux, cohérent et intégré, équilibrant recherche et formation, mobilisant l’ensemble des partenaires qui, à travers l’émergence d’un nouveau modèle, partagent l’objectif d’une nécessaire rénovation progressive et maîtrisée de notre système d’enseignement supérieur et de recherche. Cette ambition implique que les Grandes Ecoles élargissent leur horizon sans renier leurs traditions, que les Universités repensent leurs objectifs et leurs pratiques sans renier leur culture.

L’Université Paris-Saclay est actuellement à la croisée des chemins : celui du statu quo que personne ne veut réellement, celui du modèle bipolaire aujourd’hui dépassé et celui de l’université multi-établissements progressivement intégrée que nous devons aujourd’hui emprunter. Puisque l’avenir de l’Université Paris-Saclay va se jouer dans les prochains mois, il convient aujourd’hui en effet de choisir, clairement, entre ces trois scenarii.

Face à cette urgence, nous demandons au gouvernement que l’Etat stratège refixe le cap et mette en place un suivi précis et coordonné du projet, se traduisant par la publication d’une « feuille de route » conjuguant vision globale, objectifs précis (mission par mission : formation, recherche, transferts de technologie, retombées économiques, etc.), engagements financiers immédiats et étapes à franchir. Là est la voie de la réussite.


« Notre seul mot d’ordre, maintenant : rassembler tous les progressistes »

HolladeJ’ai écouté hier soir, tout comme vous, la déclaration du président François Hollande. Une déclaration forte, digne et courageuse. Une déclaration qui tranche avec la médiocrité et l’injustice des critiques dont il a trop souvent été l’objet.

Ce fut un grand émotion et de tristesse. Un livre se ferme. Un autre va s’ouvrir. Maintenant, un seul mot d’ordre : rassembler tous les progressistes.


Compte rendu de mandat (décembre 2015)

Compte rendu mandat11215Mon compte rendu de mandat pour le 4e trimestre 2015 vient de paraître.

Au sommaire :

  • Résister, combattre et vaincre

  • Plus d’égalité dans l’accès aux soins avec la Loi Santé

  • Université d’Evry-Val d’Essonne

  • Visite de M. Ilir Meta, président de l’Assemblée d’Albanie

  • Hommage au RAID qui fête ses 30 ans

  • L’avenir des départements au risque de la réforme territoriale

  • La réforme de la « réserve parlementaire »

  • La juste contribution des collectivités territoriales à l’effort national de redressement des comptes de la France

  • Les chiffres de l’emploi, l’éducation et la justice sociale

  • Plateau de Saclay : du synchrotron Soleil à l’émergence du premier des clusters français.

    Téléchargement LS-dec2015