Le Plan gouvernemental d’économies est courageux, équilibré et juste

Face à la situation préoccupante de nos finances publiques, c’est sans état d’âme que j’ai apporté ma confiance au Premier Ministre sur le programme de stabilité. Le Premier Ministre a présenté un plan courageux, équilibré et juste d’économies budgétaires.

Courageux, car dans un contexte d’endettement insoutenable que nous a légué la droite et l’absence de croissance depuis cinq ans, le programme de stabilité fixe un cap clair et une trajectoire précise pour redresser le pays.

Equilibré, grâce à une harmonie entre les mesures pour améliorer la compétitivité des entreprises et les mesures en faveur du pouvoir d’achat des Français.

Juste, avec des mesures de justice sociale qui épargnent nos concitoyens les plus modestes, notamment parmi les retraités et les fonctionnaires.

Aujourd’hui le Gouvernement dispose d’une légitimité et d’une capacité à engager les réformes dont la France a besoin. Je serai donc à ses côtés.


Un plafonnement du CIR s'impose : il permettrait d'économiser 4 à 5 milliards d'euros sur les trois prochaines années

Le plan d’économies de 50 milliards d’euros est financièrement indispensable, pour réduire les déficits et dettes publics. Mais il doit aussi être économiquement efficace, pour ne pas casser la reprise de la croissance et socialement juste, pour ne pas pénaliser les familles modestes.

C’est pourquoi, la mesure de plafonnement du Crédit d’Impôt Recherche (CIR) que je préconise depuis deux ans, s’impose aujourd’hui plus que jamais.

Réduire les dépenses publiques, c’est d’abord réduire les dépenses fiscales, donc la première d’entre elles –après le CICE-, c’est-à-dire le CIR.

Le CIR va bénéficier aux entreprises à hauteur de 7 milliards d’euros en 2015, contre 1,8 milliards en 2008, soit un quadruplement en 7 ans, alors que le PIB restait quasiment stable sur la même période.

Une telle augmentation dynamique –même si elle concerne un secteur porteur de croissance- est devenue déraisonnable, et même insoutenable sur le plan budgétaire.

Le Président de la République avait annoncé, en 2012, la stabilisation du CIR. Aujourd’hui, il est impératif que soit stabilisé, non seulement le régime juridique du CIR, mais également son coût, et ce, au niveau précisément atteint en 2012, soit 5,5 milliards d’euros.

Le plafonnement du CIR à cette hauteur permettrait d’économiser 4 à 5 milliards d’euros sur les trois années à venir et ainsi d’alléger les mesures de gel annoncées sur les retraites, le traitement des fonctionnaires et les prestations sociales.


La Poste : encore un effort !

PosteC'est par l'intermédiaire d'un conseiller du Président de la République, pratique courante sous Nicolas Sarkozy, que l'on a appris la remise en cause de la privatisation de La Poste.

Ce revirement bienvenu rassurerait vraiment les millions de Français attachés au caractère universel et au sens de la proximité de ce grand service public national si le Premier Ministre confirmait la nouvelle et déjugeait ainsi Xavier Bertrand qui n'a pas été très clair sur la question après l'intervention d'Henri Guaino.

En temps de crise, le gouvernement devrait particulièrement veiller à la cohérence de son expression.

Nous attendons donc d'en savoir plus pour savoir si La Poste restera dans le giron de l'Etat.


Où va le PS ?

SaltpepperPour répondre à cette question, le meilleur moyen est de consulter la copieuse production écrite des socialistes à l'occasion de la traditionnelle phase des contributions.

Les Congrès socialistes sont l'occasion pour les adhérents de réfléchir et de proposer pour revoir d'une part leur doctrine et d'autre part leur organisation.

Pas moins de 21 contributions thématiques ont ainsi été déposées :

-«Réussir ensemble le congrès du Parti socialiste». Jean-Marc Ayrault
-«Une vision pour espérer, une volonté pour transformer». Martine Aubry
-«Clarté, courage, créativité». Bertrand Delanoë
-«Debout la gauche !». Marc Dolez
-«Reconquêtes». Henri Emmanuelli et Benoît Hamon
-«Reconstruire à gauche». Laurent Fabius

-«D'abord redistribuer les richesses». Gérard Filoche
-«Et si le parti restait socialiste?», Jacques Fleury
-«Aux militants». Gaétan Gorce

-«La ligne claire», Jean-Noël Guérini, Gérard Colomb
-«Donner une cohérence à la gauche et un espoir à la France». François Hollande, premier secrétaire
-«Pour le socialisme du XXIème siècle». Pascal Jacquemin

-«Urgence sociale». Pierre Larrouturou
-«Brèves de campagne». Marylise Lebranchu
-«Unité et refondation». Frédéric Leveillé

-«Changer». Marie-Noëlle Lienemann
-«Réinventer la gauche». Jean-Luc Mélenchon
-«Besoin de gauche». Pierre Moscovici, Arnaud Montebourg

-«Combattre et proposer». Ségolène Royal
-«Pour un socialisme écologique». Géraud Guibert

-«Socialistes, altermondialistes, écologistes». Franck Pupunat


Un an...

GensarkozyCela fait presque un an (la passation de pouvoir eut lieu le 16 mai) que Nicolas Sarkozy préside la République Française. Le bilan de cette première année est bien terne.

L'espoir qui accompagnait son élection s'est rapidement évanoui et la chute est à la hauteur des espérances générées par un personnage qui réussit à convaincre une majorité nette et massive (n'oublions pas le niveau du taux de participation...) de Français.

Que restera-t-il de la première année ? Avant tout, un paquet fiscal censé redonner du tonus à l'économie française et qui n'aura été qu'un immense gâchis financier. Pour le reste, peut-on dire que le gouvernement réforme ? Pas vraiment, les problèmes sont gérés (pas très bien d'ailleurs) à mesure qu'ils se présentent.

La revue générale des politiques publiques annoncées comme la grande nouveauté gouvernementale et qui n'est autre qu'un plan de rigueur est toujours une coquille vide, plombée dès l'origine par les annonces hâtives concernant la carte famille nombreuse... Comme quoi le tout communication ne peut jamais sauver une politique sans envergure.

Le Grenelle de l'Environnement, ambition louable et nécessaire, ne résiste pas à l'épreuve de la réalité et aux pressions de tous ordres qui s'exercent pour que rien ne change sur le front de l'environnement.

Dans ce contexte, la responsabilité du Parti Socialiste est immense. Il lui appartient de construire une alternative sérieuse et volontaire pour remettre notre pays sur le chemin du progrès. Le congrès du mois de novembre doit être un congrès utile.


Plan Banlieue

Pyramide_3_3Cela devait être l'évènement politique du début de l'année. Comme tous les élus de banlieue, j'espérais qu'il soit à la hauteur de nos espérances mais surtout de enjeux de la ségrégation sociale et territoriale.

Loin de tout cela, le plan banlieue est un plan manquant d'ambition qui ne va pas clairifier la politique de la ville. Le projet manque d'envergure, de transversalité entre les différents leviers que tous les pouvoirs publics devraient activer de concert : logement, emploi, transports, action sociale, formation et éducation, aménagement...

Sur ce sujet aussi, la France a besoin de la gauche.


Grand Paris

OrsayNous nous sommes retrouvés avec plusieurs élus essonniens au Musée d'Orsay pour tenir une conférence de presse pour que le Grand Paris ne se transforme pas en partition de l'Ile de France. Le choix du lieu était un clin d'oeil pour montrer dans cette ancienne gare au si joli nom que Paris a toujours eu besoin de sa banlieue. C'est une évidence, notre Région a besoin d'adapter son mode de gouvernance et les périmètres de l'intervention publique à ses spécificités de métropole. Pour autant, nous ne pouvons pas accpeter que le Grand Paris, défini par le Président de la République laisse sur le bord du chemin 5,5 millions de Franciliens.

Notre métropole doit progresser dans toutes ses dimensions et ne doit surtout pas devenir un club réservé au Centre et à la Petite Couronne. L'Essonne, par sa capacité d'innovation, par son dynamisme économique et social, par son attractivité,, démontre qu'elle a toute sa place dans la métropole, qu'elle exerce des fonctions importantes avec succès. L'écarter, l'exclure pour faire vivre un schéma rétréci et sans avenir, serait une erreur. Nous ne sommes pas les seuls dans ce cas.

L'aménagement de l'Ile de France ne doit pas s'arrêter à la passion présidentielle pour le secteur de La Défense ou pour la couverture de l'avenue Charles de Gaulle à Neuilly. Non, les enjeux de notre développement sont plus profonds : ils touchent le logement, les transports, la dynamique économique, le développement durable et la qualité du cadre de vie.

Pour réussir l'évolution de la gouvernance de notre métropole, nous ne pouvons pas laisser l'UMP transformer le débat sur le Grand Paris en machine utile à une moitié des Franciliens au détriment de l'autre.

Michel


Franchises médicales : c'est non !

Franchises_mdicales

L’illustration de ce post est une carte postale éditée par la fédération socialiste de Seine-Maritime, distribuée par nos amis dans ce département.

          

Au 1er janvier 2008, les franchises médicales seront mises en place. Pour chaque acte et chaque boîte de médicament, il faudra dorénavant débourser 50 centimes d’euro et 2 euros par transport sanitaire. Le plafond de 50 euros par an qui devait être introduit n’a toujours pas été fixé…

             

Il n’est pas inutile de responsabiliser les patients même si cela semble toujours étrange d’entendre que les gens consomment des actes médicaux et des médicaments avec l’intention délibérée de mettre en faillite notre système de santé. On sait par ailleurs que ce mécanisme risque de créer des effets pervers notamment dans le secteur du médicament où les industriels auront ainsi intérêt à augmenter très significativement le conditionnement de leurs produits pour alléger la facture des patients. La France qui est déjà championne d’Europe de la consommation de médicament risque donc de creuser encore l’écart avec ses voisins.

                  

Avec 8,8 milliards d’euros de déficit pour l’année pour 2007, notre branche maladie est encore en difficulté. Il ne sert à rien de le nier. C’est aussi la preuve que la réforme Douste-Blazy de 2005 avec l’introduction du médecin référent n’a rien apporté.

               

Que faut-il faire ? Nous devons privilégier trois axes de travail : 1 revoir enfin dans notre pays la politique du médicament, 2 redéployer des moyens en faveur de la médecine préventive (médecine scolaire, médecine du travail,…), 3 mettre en place avec les partenaires sociaux, les professionnels de santé, une grande consultation pour créer les conditions d’un rééquilibrage des comptes qui respecte les deux impératifs de solidarité et de responsabilité, pour créer un parcours de soin équilibré.

                 

En agissant à la va-vite pour déborder l’opinion et donner l’illusion de l’action, le gouvernement renonce à résoudre le problème du financement de notre système de santé tout en sanctionnant nos concitoyens les plus malades et les plus démunis, ceux qui seront les plus touchés par l’introduction de ces franchises.


Retour de Palaiseau

Pouvoir_dachatLa convention fédérale du 20 octobre nous permet de partir du bon pied. Dans une ambiance très sympathique, nos candidats ont été présentés à la presse. De bon augure pour la suite. Visionnez le reportage photo de cette manifestation en cliquant ici.

L'actualité socialiste est également marquée par les campagnes que nous menons sur la thématique du pouvoir d'achat. Plusieurs mois après le vote d'un paquet fiscal de 15 milliards d'euros (soit 250 euros par Français...), peu nombreux sont nos concitoyens à en avoir vu la couleur.

Investis L'argent qui dort continue de se porter mieux que la France qui se lève tôt...

Négociation salariale, revalorisation des petites retraites, maîtrise des prix : le gouvernement reste confus et peu actif pour défendre le pouvoir d'achat des Français. Ce n'est pas normal.

Comme dans le même temps, la dette publique explose, on se demande quelle est la ligne directrice d'une équipe qui ne cesse de décevoir y compris dans le coeur de son électorat.

Ces questions là seront également au coeur de la campagne des 9 et 16 Mars 2008. Nos candidats sauront le mettre en évidence.