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Michel Berson désigné pour siéger à la SGP. Avec deux priorités : le prolongement de la M14 jusqu'à Orly et le métro automatique du plateau de Saclay

Reseau-grand-parisLe Président du Sénat a nommé Michel Berson pour représenter la Haute Assemblée au sein du comité stratégique de la Société du Grand Paris (SGP)

La loi du 3 juin 2010 prévoit que le Sénat soit représenté au sein de la Société du Grand Paris qui est chargée de réaliser le réseau de transport express du Grand Paris. C’est dans ce cadre que Michel Berson a été désigné par le Président du Sénat pour siéger au sein de comité stratégique de la SGP, un organisme qu’il connaît bien pour en avoir été l’un des administrateurs-fondateurs, en 2011, en sa qualité de Président du Conseil général de l’Essonne.

Pour Michel Berson, « cette nomination est un formidable atout pour les départements de la grande couronne, et notamment le département de l’Essonne, dont les territoires stratégiques de Saclay, d’Orly et d’Evry, ne pourront contribuer efficacement au rayonnement et à l’attractivité de la métropole francilienne que s’ils sont interconnectés à la future boucle du réseau rapide du Grand Paris ».

 D’ores et déjà, le sénateur de l’Essonne s’est fixé, comme feuille de route, deux priorités absolues :

 - le prolongement au sud de la ligne M14 jusqu’à l’aéroport d’Orly et la gare d’interconnexion sud des TVG, en liaison avec le tramway Villejuif-Juvisy-sur-Orge actuellement en cours de construction. Ce nouveau tronçon de la M14 a vocation, par ailleurs, à structurer la Vallée des Biotechs, qui s’étend de Paris, via la Vallée Scientifique de la Bièvre et le CampusCancer de Villejuif, jusqu’à Evry, où se déploient déjà les laboratoires et les entreprises du Génopole et qui dispose de tous les atouts pour accueillir le futur grand stade de rugby du Grand Paris.

 - le métro léger – automatique et, pour l’essentiel, aérien - du plateau de Saclay qui doit permettre de relier Versailles, St-Quentin en Yvelines, Saclay, Palaiseau et Massy jusqu’à Orly. Cette nouvelle infrastructure est indispensable pour assurer la réussite du cluster de Saclay, qui a vocation à s’imposer, avec son formidable potentiel en matière de recherche et d’innovation, comme l’une « des plus importantes plateformes scientifiques et technologiques du monde ».


Michel Berson vote contre la loi visant à pénaliser la négation du génocide arménien

" Il y a, dans ce texte, deux aspects... Tout d'abord, la question arménienne, sur laquelle se focalise le débat, et pour cause : les génocides khmer et tutsi, par exemple, ne sont pas reconnus par la loi française. Ensuite, un principe de portée générale : les parlementaires n'ont aucune légitimité pour dire l'Histoire.

La reconnaissance du génocide arménien n'est pas remise en cause ; les massacres de 1915 relèvent du crime de masse délibéré. Faut-il pour autant aligner sa contestation sur celle du génocide juif ? Dans le cas de la Shoah, la responsabilité de la France est engagée ; pas dans le cas arménien, qui n'a fait l'objet, en outre, d'aucune qualification par une juridiction internationale. Loin de faire pression sur l'État turc, le vote de ce texte en exacerbera l'intransigeance.

Il y a plus grave, au niveau des principes. Il faut en finir avec les lois mémorielles. Le Parlement n'a pas à figer l'Histoire. En octobre 2008, l'association Liberté pour l'Histoire, présidée par Pierre Nora, a lancé un appel aux historiens européens : l'histoire ne doit pas être esclave de l'actualité ni s'écrire sous la dictée de mémoires concurrentes ; la liberté de l'historien ne doit pas être restreinte. Le vote de cette proposition de loi ouvrirait la voie à la mise en cause de la recherche historique par des revendications mémorielles défendues par des groupes particuliers.

Étonnant concept juridique, en outre, que cette « minimisation outrancière » ! Et qu'en sera-t-il, demain, de la guerre de Vendée, du massacre de la Saint-Barthélemy, de l'extermination des aborigènes d'Australie ? Développons la recherche historique et scientifique plutôt que de voter de telles lois, et prononçons des résolutions.

Loin des pressions d'où qu'elles viennent, je ne voterai pas cette proposition de loi ".

La proposition de loi visant à réprimer la contestation de l'existence des génocides reconnus par la loin, a été adoptée par Sénat par 126 voix contre 86. Au sein du groupe socialiste composée de 130 sénateurs : 56 ont voté pour, 26 contre, 9 se sont abstenus et 39 n'ont pas pris part au vote.


Hier, au Bourget, François Hollande s'est affirmé comme un véritable chef d'Etat

Pagehub-propositions

"En plaçant l'égalité et la justice au coeur de son projet présidentiel, François Hollande a très clairement tracé les lignes forces qui devront conduire la politique de la France au cours des cinq prochaines années.

Digne, responsable, déterminé, notre candidat a parfaitement montré qu'il avait la capacité de rassembler autour de lui toutes les forces vives du pays et de redonner aux Français confiance dans l'avenir.

Hier, au Bourget, nous avons entendu le discours d'un véritable chef d'Etat" a déclaré Michel Berson, Sénateur de l'Essonne.

http://francoishollande.fr/discours-de-francois-hollande-au-meeting-du-bourget/


Michel Berson promu au grade d'Officier dans l'ordre des Palmes académiques

PalmesSamedi 21 janvier 2012, Michel Berson a reçu des mains du Président de l'AMOPA 91, les insignes d'Officier dans l'orde des Palmes académiques, en présence de l'Inspecteur d'Académie de l'Essonne. Extraits de son intervention.

"C’est avec honneur et émotion que je reçois aujourd’hui cette distinction qui, plus qu’une reconnaissance personnelle, témoigne avant tout d’un engagement au service de la plus belle des causes, la défense de l’Ecole de la République comme vecteur d’épanouissement individuel et collectif.

Créées par Napoléon 1er et destinées initailement aux universitaires, les Palmes académiques ne sont plus aujourd’hui réservées aux seuls personnels de l’éducation, mais également à tous ceux qui, dans le cadre de leurs fonctions ou de leurs mandats, œuvrent dans le champ de l’éducation. Et cela se comprend aisément compte tenu de l’importance que revêt aujourd’hui, plus encore qu’hier, la nécessité de se former et d’apprendre.

Ne percevons-nous pas, en effet plus que jamais, avec la crise économique et sociale profonde que nous traversons, que le monde ne peut rester en l’état et qu’il est urgent que les hommes reprennent en main leur destin.

Mais pour ne plus subir les événements, les hommes doivent être capacité de mettre des mots sur ce qu’ils vivent, de comprendre les ressorts de ces mouvements de la société qui peuvent, s’ils n’y prennent garde, les broyer comme fétus de paille.

Et dans ce combat, c’est, d’abord et avant tout, vers l’éducation qu’ils peuvent se tourner afin de se doter des armes – pacifiques - qui leurs sont nécessaires pour se défendre et être en mesure d’infléchir le cours de l’Histoire. Cette éducation dont le but, comme l’écrivait Condorcet dans son projet d’Instruction publique de 1792 visait à « substituer enfin l’ambition d’éclairer les hommes à celle de les dominer ».

Alors, en ce qui me concerne, je me suis effectivement toujours efforcé, dans l’exercice de mes mandats électifs, et en particulier en qualité de Président du Conseil général de l’Essonne, d’assurer aux jeunes essonniens les meilleures chances de réussite et de leur donner accès au savoir et à la diversité des cultures d’aujourd’hui.

Ce sont ces valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, portées par l’Ecole, que j’ai ainsi souhaité leur faire partager pour leur donner toutes les clés d’une meilleure compréhension d’un monde dans lequel ils doivent apprendre à revendiquer leur juste place."


Internat d'excellence : un outil efficace pour assurer la réussite des élèves en difficulté

 

Michel Berson répond aux réserves exprimées par les réprésentants des parents FCPE et les enseignants de la FSU sur le projet d'Internat d'excellence du collège le Village d'Evry

 

Pour le sénateur de l'Essonne, que la politique de régression sociale conduite, sous l’autorité du Président de la République, par le gouvernement de M. François Fillon, ait contribué à désorganiser notre système éducatif et à aggraver les inégalités scolaires n’enlève rien à la pertinence d’un « internat d’excellence », tel que l’envisage le Conseil général de l’Essonne en partenariat avec le Ministère de l’Education Nationale.

En effet, cet internat de la réussite aura vocation à favoriser le travail personnel et assurer la réussite des études d’élèves en difficulté mais déterminés à réussir. Pour l’équipe pédagogique qui sera en charge de l’accompagnement des collégiens au sein de cet établissement, l’objectif sera d’offrir aux élèves qui en bénéficieront des conditions de travail qu’ils ne peuvent avoir à domicile. C’est en cela que cette structure contribuera à l’égalité des chances.

En conséquence, Michel Berson se félicite que ce projet dont il avait pris l’initiative, il y déjà plusieurs années, en sa qualité de Président du Conseil général de l’Essonne, arrive enfin à son terme et permette de diversifier les parcours de réussite.

Il estime par ailleurs que le soutien au projet d'internat d’excellence n'implique en aucun cas de renoncer à toute forme d‘actions pour s'opposer aux mesures prises par l’actuel gouvernement telles que la suppression de la carte scolaire ou le non remplacement d’un enseignant sur deux partant à la retraite qui font tant de dégâts dans nos écoles, collèges et lycée.

En revanche, il considère qu'il revient bien à chacun, à la place qui est la sienne, en qualité d’élu, de représentant de parents d’élèves ou d’enseignant de continuer à se battre pour obtenir les moyens indispensables pour que l’Ecole soit en mesure d’assurer la réussite de chaque élève.

Il est donc essentiel que l'ensemble des acteurs de l'éducation soit en mesure de proposer à chacun des collègiens essonniens les solutions les plus adaptées à leurs besoins afin de leur assurer les meilleures conditions d’études, et cela quelque soit le contexte politique national.

Pour le sénateur de l'Essonne, il en va de la responsabilité de chaque éducateur. C’est donc avec cet objectif que tout doit être mis en œuvre pour accompagner la réalisation de ce premier internat de la réussite en Essonne dont la construction est programmée au collège Le Village d’Evry. le premier internat de ce type en Essonne parce que, dans un souci d’égalité territoriale, deux autres internats devraient être construits dans les prochaines années, le deuxième dans le sud Essonne et un troisième dans le nord du département.


Pour sortir de la crise, les Etats doivent se résoudre à monétiser la dette

Tribune de Michel Berson, Sénateur de l'Essonne, publiée sur le site Rue89

 

Face à la crise de la dette et pour éviter l'effondrement de la zone euro, la seule arme disponible pour nos Etats est l'arme monétaire.

Cette idée, qui rompt avec tout ce qui s'est pratiqué ces trente dernières années, progresse pourtant aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne et même au sein de la zone euro où son recours timide, presque honteux, s'opère de la manière la plus indirecte qui soit, via le canal bancaire.

La monétisation de la dette est le seul moyen de rendre le pouvoir aux Etats, mais elle ne doit plus se faire via les banques commerciales. La monnaie créée par les banques centrales doit directement abonder les recettes des Etats.

Nos nations pourraient ainsi s'entendre pour procéder de concert à une monétisation multilatérale des dettes publiques. Pendant dix ans, 5% du PIB pourraient ainsi être monétisés permettant de reconstituer une véritable capacité d'action publique.

Chaque pays pourrait ainsi présenter un programme décennal d'affectation de la monétisation. Ces programmes centrés sur la création d'emplois pourraient sauver la protection sociale au Nord, jeter ses bases chez les émergents et financer le décollage au Sud.

Déclencher une conversion écologique

Par ailleurs, cette monétisation pourrait donner lieu à un accord politique pour enclencher une démarche mondiale de conversion écologique (recherche de sources d'énergie non polluantes, transferts de technologie, protection des grandes ressources environnementales), mettre enfin en œuvre les objectifs du Millénaire ou pour garantir que le surplus de ressources publiques ne sera pas affecté à des programmes militaires.

C'est ainsi que nous enrayerons la progression du chômage et que nous contiendrons les égoïsmes nationaux qui menacent eux aussi de condamner la croissance mondiale.

Le caractère généralisé de la monétisation permettrait de neutraliser les problèmes de crédibilité et d'aléa moral qui se posent lorsqu'un pays s'avance seul dans cette voie.

La monétisation pourrait certes engendrer à moyen terme un problème d'inflation. Au stade où nous en sommes, la stabilité des prix doit cesser d'être l'objectif central des politiques économiques.

C'est particulièrement vrai dans une Europe contaminée par l'obsession allemande de la lutte contre l'inflation. Persister dans cette voie reviendrait à actionner une lance à incendie pour lutter contre une inondation.

La monétisation peut se décider au G20

La monétisation multilatérale pourrait par exemple permettre à la France de bénéficier d'une manne annuelle de près de 100 milliards d'euros qui pourraient être affectés à parts égales à la réduction de la dette et au redéploiement du service public. Notre dette s'allégerait ainsi en douceur sans condamner la croissance et l'emploi.

La monétisation multilatérale pourrait être proposée au G20. La surface politique, économique et démographique de cette instance conférerait une autorité à cette décision qui remettrait rapidement l'économie mondiale sur le chemin de la prospérité.

Aucune nation, même la Chine, n'est actuellement épargnée par les tensions internes dues aux incertitudes économiques et au creusement des inégalités.

A défaut d'accord au sein du G20, cette monétisation pourrait être conduite dans le cadre européen. Elle constituerait une réponse bien plus efficace que l'empilement des sommets de la dernière chance. Une telle orientation permettrait par ailleurs de rendre attractive une idée européenne que des décennies de consensus techniques ont abîmée.

L'heure est grave. S'ils n'arrivent pas à agir de concert, les Etats seront condamnés à une issue morbide : revivre la descente aux enfers politique et économique que connurent nos ancêtres au cours des années 30.